Dernière minute: « Il serait temps que ça cesse, ça devient des enfantillages » : riverains divisés, guéguerre… comment l’annulation des élections municipales a bouleversé la vie de cette commune

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l’essentiel
À Laroque-d’Olmes, en Ariège, la tension politique persiste depuis l’annulation de l’élection municipale de mars, remportée par Patrick Laffont avec 53,71 % des voix. Le Conseil d’État doit statuer sur un éventuel nouveau scrutin dans les prochains jours. En attendant, les querelles entre la majorité et l’opposition perturbent la vie locale. La Dépêche du Midi vous raconte.

À Laroque-d’Olmes, il suffit parfois d’un conseil municipal, d’un message sur les réseaux sociaux ou d’une nouvelle passe d’armes entre la majorité et l’opposition pour que la tension remonte d’un cran. Depuis plusieurs mois, les épisodes s’enchaînent et, dans le village, une lassitude commence à se faire entendre. « On en a marre de cette guéguerre », résume un habitant. Une autre souffle : « Il serait temps que ça cesse, ça devient des enfantillages. »

Car derrière les recours, les conseils municipaux mouvementés et les accusations croisées, il y a une commune et ses habitants. Et beaucoup disent désormais avoir du mal à suivre. Entre l’élection municipale de mars, annulée par le tribunal administratif puis portée devant le Conseil d’État, les tensions au conseil municipal, les affaires qui s’accumulent et les prises de parole sur les réseaux sociaux, certains ont surtout l’impression que Laroque-d’Olmes parle davantage de ses querelles politiques que de ses projets.

Le 15 mars, Patrick Laffont avait pourtant été réélu dès le premier tour avec 53,71 % des voix. Mais le scrutin a été contesté et le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’élection. Le maire a fait appel devant le Conseil d’État. Dans l’attente de cette décision, qui pourrait entraîner ou non un nouveau scrutin, le conseil municipal poursuit son activité. Mais l’ambiance, elle, reste électrique.

Majorité et opposition, rien ne va plus 

Pour Patrick Laffont, la responsabilité de cette situation incombe largement à une opposition qui, selon lui, n’accepte pas le résultat des urnes. Il assure avoir longtemps cherché à calmer les choses avant de décider de « faire respecter les règles » au sein du conseil municipal.

« J’en avais marre d’être très conciliant, surtout pour apaiser parce qu’on dit que c’est moi qui crée les tensions », explique-t-il. Le maire décrit des séances au cours desquelles les échanges deviennent parfois « très virulents » et reproche à ses opposants de lui couper la parole ou de sortir du cadre des délibérations.

En face, Florence Mola décrit une autre réalité. Pour l’élue d’opposition, les relations se sont dégradées « depuis le début », progressivement, jusqu’à devenir aujourd’hui « de pire en pire ». Elle reproche notamment au maire de ne pas suffisamment laisser la parole à l’opposition et de répondre à certaines interventions par des remarques personnelles.

Même lorsqu’ils parlent d’un même épisode, chacun en donne une lecture différente. C’est notamment le cas autour de la protection fonctionnelle accordée au maire après les violences dont il dit avoir été victime. Patrick Laffont considère qu’il s’agit d’un dispositif destiné à protéger les élus confrontés aux menaces ou aux agressions. Florence Mola estime, elle, que cette protection ne devait pas servir à faire supporter à la commune des dommages relevant selon elle de la sphère personnelle.

Le sujet a encore animé le dernier conseil municipal. Et, dans le village, certains commencent surtout à se demander jusqu’où cela va aller.

« Ça bloque beaucoup de décisions »

Car les habitants interrogés ne sont pas tous rangés derrière le même camp. Certains soutiennent le maire, d’autres l’opposition. D’autres encore disent simplement ne plus vouloir choisir.

« On en a marre de cette guéguerre », résume l’un d’eux. Un autre regrette surtout les conséquences de ces affrontements, estimant que cela « bloque beaucoup de décisions ». Un troisième considère que « l’opposition n’aurait pas dû » agir de la sorte. À l’inverse, un habitant estime que « le maire l’a bien cherché à s’afficher » sur les réseaux sociaux. Des avis parfois opposés, donc, mais une même impression revient : la politique municipale a pris beaucoup de place dans la vie du village.

Jusque dans les relations entre habitants. Plusieurs témoignages font état de personnes qui, après avoir longtemps eu l’habitude de se saluer, ne se disent désormais même plus bonjour. Un habitant raconte même se sentir « exclu » dans certains bars. Des petites scènes du quotidien qui donnent une autre mesure de la fracture politique : celle qui ne se voit pas dans les procès-verbaux du conseil municipal.

Les réseaux sociaux ne contribuent pas non plus à calmer le jeu. Les publications, commentaires et prises de position alimentent régulièrement les discussions. « C’est devenu n’importe quoi », résume simplement un habitant.

Une commune suspendue à la décision du Conseil d’État

Pendant ce temps, chacun attend la suite. La décision du Conseil d’État doit déterminer si l’annulation du scrutin est maintenue et, par conséquent, si les Laroquais devront retourner aux urnes.

Pour Florence Mola, une nouvelle élection permettrait de remettre les compteurs à zéro. Elle estime surtout que la commune a besoin de « confiance », « d’humanité » et de « dialogue ». Elle redoute qu’en cas de maintien du maire, ou même de réélection de Patrick Laffont, les mêmes affrontements recommencent.

Le maire, lui, regarde les choses autrement. Il renvoie aux 53,71 % obtenus en mars et aux projets qu’il continue de porter. Il cite notamment la future maison de santé, dont les marchés sont en cours, et regrette que ces dossiers passent au second plan derrière les querelles politiques. « Ça prend inutilement une énergie », reconnaît-il à propos des tensions qui entourent désormais les conseils municipaux.

C’est peut-être ce sentiment qui résume le mieux celui d’une partie des habitants : quelle que soit leur sensibilité, beaucoup aimeraient simplement que Laroque-d’Olmes puisse parler d’autre chose. Car derrière le maire, l’opposition, le Conseil d’État et les prochains conseils municipaux, il y a un village divisé, où les réseaux sociaux sont devenus une nouvelle arène et où, au comptoir comme dans la rue, une phrase revient : « Il serait temps que ça cesse. »

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    • Rassembler tous les documents nécessaires pour la candidature.
  • Vision à long terme
    • Élaboration d’une stratégie qui dépasse la période électorale.
  • Sanctions pour non-respect
    • Conséquences de violations des règles électorales.
  • Sites Internet des collectivités
    • Utilisation des ressources en ligne des collectivités pour la campagne.
  • Relation avec les élus précédents
    • Importance de la collaboration avec les élus en place.

Pour les épauler durant leur élection, ils peuvent consulter le site de l’association pour obtenir des réponses destinées aux candidats des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans le but de se préparer aux élections municipales de 2026 en augmentant les chances de succès.

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